Féminicides : la loi italienne protège les enfants et les proches des victimes, qu'attend la France ?

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La colère des proches de victimes enfin entendue? L'Union des familles de victimes de féminicides regroupe des hommes et des femmes qui ont perdu une mère, une soeur, une fille dans des conditions effroyables. Pour ceux qui restent, la peine est double. Non seulement ils doivent faire face au choc, à la douleur, mais il leur incombe également, seuls, de gérer l'après: les premières minutes après le drame, l'annonce aux membres de la famille, les démarches administratives et logistiques - à commencer par le nettoyage de la scène de crime -. Une situation inimaginable et pourtant bien réelle. Pour faire changer les choses, l'UNFF, soutenue par Simone et Femme actuelle, a lancé une pétition pour interpeller le président de la République et le secrétaire d'Etat chargé de l'enfance et des familles afin de créer un statut spécifique pour les proches de victimes de féminicides.

Si le droit français ne prévoit de statut spécial, c'est pourtant le cas en Italie. Chez nos voisins, depuis 2018, une loi dite des orphelins de féminicides prévoit plusieurs dispositions pour protéger les enfants, mineurs ou adultes. Sur le plan judiciaire, ils bénéficient de l'aide juridictionnelle, quels que soient leurs revenus. En outre, le règlement des frais du préjudice subi par les victimes est anticipé, avant même l'issue du procès, le cas échéant. Les orphelins bénéficient également d'une prise en charge, d'un accompagnement dédié notamment pour garantir le droit à l'éducation ou au travail des jeunes (...)

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