Le philosophe Fabrice Midal : « il nous faut apprendre à habiter l'incertitude »

Patrick Williams

Que faire des sentiments qui nous traversent en cette période de confinement ? Et si cette contrainte nous amenait à ressentir et à méditer autrement ? Le philosophe Fabrice Midal nous ouvre la voie. 

Et vous, comment ça va, avec le confinement ? Vous n'en pouvez plus ? Vous êtes sur le point d'exploser ? Vous avez peur pour vos proches, pour vous-même, pour la situation économique à venir ? Ou réussissez-vous à rester calme, à vous organiser ? Quelle que soit votre réaction, ce qui est sûr, c'est que nous traversons une situation inédite dans l'histoire humaine, où des centaines de millions de personnes, partout dans le monde, vivent en réclusion forcée. Au-delà de l'urgence sanitaire et du drame humain, certains s'interrogent déjà : ce confinement va-t-il nous aider à revenir à l'essentiel, à nous recentrer, à remettre en question nos modes de vie ? Ce moment d'immobilité peut-il nous amener à réfléchir autrement, voire à accéder à une sorte de spiritualité ? Nous avons posé la question à Fabrice Midal*, fondateur de l'École occidentale de méditation, dont les séances collectives sur Facebook remportent un franc succès. Il nous a répondu en philosophe, de façon parfois dérangeante, déconcertante, mais toujours inspirante. Des propos à méditer.

ELLE. Malgré la peur, la panique, la crise sanitaire, y a-t-il quelque chose à tirer de cette situation de confinement ? Peut-elle nous apprendre sur nous-même ?                                              

FABRICE MIDAL. Je pense qu'il est bien trop tôt pour vouloir tirer des leçons, ce qui reviendrait à vouloir « positiver » la situation. Il faut déjà, selon moi, faire...

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