Faire le strict minimum au boulot : le "quiet quitting" est-il une bonne solution ?

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"Quiet quitting". En français, "démission silencieuse". Ainsi appelle-t-on un phénomène relatif au monde du travail dont l'on parle beaucoup sur les réseaux sociaux : le fait de ne faire que le strict minimum au taf. En cette période où bosser est une "valeur" de plus en plus contestée (on l'observe outre-Atlantique avec le phénomène de la "Grande démission"), le "quiet quitting" vient mettre en exergue cette remise en cause de la vie professionnelle.

Tel qu'il est défini, le "quiet quitting" peut s'envisager comme une réponse à une vision du travail très "start-up nation" et... très toxique : cette idée qu'il faudrait se démener en entreprise, répondre à ses mails en dehors de ses horaires de boulot, déborder sur son planning. En somme, se sacrifier complètement à l'idéal "work" quitte à ne plus dissocier sa vie privée de sa vie pro - ce que l'on peut observer lorsque le télétravail est mal employé.

A l'inverse, le "quiet quitting" consiste à respecter scrupuleusement ses heures de travail sans se laisser dévorer par celui-ci. La notion est ainsi volontiers débattue par l'opinion publique : d'aucuns voient là une nouvelle manière d'envisager le taf, et d'autres, une bête normalité. Un anglicisme polémique.

L'héritage du Covid ?

Aussi absurde soit cette dénomination aux yeux de certains, le quiet quitting en dit pourtant long sur notre société actuelle. Et notamment, sur un monde post-Covid. Bien des salariés ont pu témoigner de la perte...

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