Fake news : près de 70 % des 18-24 ans adhèrent aux théories du complot selon une enquête de l'Ifop

Andrea Piacquadio

Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune. L'astrologie est une science. La théorie de l'évolution n'est qu'une théorie. On peut avorter avec des produits à base de plantes. Si certaines de ces affirmations sont bien connues des adeptes des théories du complot, elles semblent faire de plus en plus de convaincu·es parmi les 18-24 ans : 69 % d'entre elleux adhèreraient à au moins une de ces fake news. C'est le triste constat d'une étude sur la "génération TikTok" menée par l'Ifop pour les Fondations Jean-Jaurès et Reboot.

Première inquiétude : les jeunes font bien moins confiance à la science que leurs aînés. Alors qu'ils étaient 55 % il y a cinquante ans, aujourd'hui seulement 33 % des 18-24 ans estiment que la science apporte à l’Homme plus de bien que de mal. À l’inverse, la proportion de jeunes estimant que son apport à l’humanité est plus nocif que positif a triplé, passant de 6 % en 1972 à 17 % en 2022. Une "défiance croissante à l’égard de la science [qui] va de pair avec une sécession avec nombre de 'vérités' faisant consensus dans le milieu scientifique", indique l'étude.

En premier lieu desquels, une défiance vis-à-vis des avancées médicales. Dans un contexte sanitaire chamboulé depuis maintenant trois ans, il semblerait que les thèses vaccinophobes trouve un écho important auprès des moins de 24 ans : un tiers d'entre eux croit aujourd'hui que les "vaccins à ARNm (…) causent des dommages irréversibles dans les organes vitaux des enfants", quand un jeune sur 4 reconnaît (...)

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