"Ma famille a été emprisonnée et torturée" : Nina dénonce la dictature extrémiste en Iran

Studio NEON

Depuis mi-septembre, la révolution gronde en Iran. L’évènement qui a mis le feu aux poudres ? Le décès de la jeune Mahsa Amini, battue à mort par la police des mœurs pour avoir laissé dépasser une mèche de cheveux de son voile. En Iran, le port du voile est obligatoire depuis la révolution islamique de 1979 qui a vu l’avènement au pouvoir du clergé, et avec lui, l’instauration d’une république oppressive. Depuis 43 ans, les mollahs restreignent les libertés individuelles, en particulier celles des femmes.

Si des voix contestataires se font entendre depuis des années sur le sol iranien, c’est la première fois qu’un mouvement prend une telle ampleur et reçoit pareil écho à l’internationale : “On pourrait penser que ce mouvement est inédit, que c'est la première fois. Ce n'est pas la première fois que le peuple iranien tente de se soulever, mais c'est la première fois que les femmes prennent le lead. C'est la première fois que des jeunes filles brûlent les photos du Guide suprême dans les écoles” explique Nina Scaly à notre micro.

Des gestes forts, symboliques, mais au sujet desquels il ne faut pas se méprendre : “Les femmes en Iran qui retirent leur voile et qui le brûlent ne le font pas contre l'islam. Elles ne sont pas en train d'insulter l'islam. Elles se dressent contre une dictature extrémiste qui fait une interprétation erronée de l'islam” analyse la jeune militante. Car en réalité, c’est tout un régime qu’elles voudraient voir renversé, un régime qui a depuis bien longtemps (...)

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