Far West : tête-à-tête avec les bisons

Chaque année, dans le Dakota du Sud, de purs cow-boys rassemblent le plus grand troupeau public de bisons afin de les recenser. Un spectacle unique 
au monde où la terre tremble littéralement. Et qui vaut à lui seul le déplacement dans cet Etat du Midwest où les grands espaces sont rois.

C’est d’abord un grondement. Sourd. Puis qui prend de l’ampleur. Jusqu’à ressembler à un roulement de tambour. Et enfin, ils apparaissent. Au sommet d’une colline des Black Hills du parc d’Etat Custer où ils vivent en liberté : 1 460 bisons, ou « buffalos » comme on dit aux Etats-Unis, probablement le plus grand troupeau public au monde. La raison pour laquelle Kevin Costner vint y tourner une des scènes les plus spectaculaires de « Danse avec les loups ». Aujourd’hui, les Indiens ne sont plus là mais les bisons dévalent à toute allure les pentes des collines. Autour d’eux, des « wranglers » les orientent vers le corral où, comme chaque année, on les rassemble au cours d’un « roundup ». Le 54e du nom. Une tradition depuis 1965 dans le Dakota du Sud. Un événement international (on y a croisé des Chinois et des Afghans !) auquel assistent 25 000 personnes, et sans doute un des moments les plus authentiques de ce Far West qui n’existe plus.

Ici, on ne joue pas aux cow-boys pour plaire aux touristes. La soixantaine de cavaliers volontaires sont tous des fermiers, montant tous les jours. Sauf peut-être Kristi Noem, la gouverneure du Dakota du Sud, qui n’hésite pas à enfourcher son cheval pour rabattre le troupeau. Un peu comme si un député du Gard allait défier le taureau dans l’arène. Car il ne faut pas s’y tromper. Aux Etats-Unis, les bisons sont considérés comme étant aussi dangereux que les ours pour les touristes. Cet animal, d’une tonne pour les plus gros et à l’allure pourtant bonhomme, peut décider de foncer sur ce qui le dérange sur un coup de tête. Et avaler le terrain à plus de 50 km/h.

Cette année, 470 têtes seront vendues

Lors du « roundup », on voit ainsi les cavaliers obliger leur monture à adopter l’allure(...)


Lire la suite sur Paris Match