“Fargo” saison 4, une histoire de la violence bien maîtrisée

Alexandre Buyukodabas
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© Salto
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“Tu sais pourquoi les Américains aiment les récits criminels ? Parce que l’Amérique est une histoire criminelle.” Cette phrase, murmurée par le parrain Josto Fadda à ses rivaux, rattache Fargo à une généalogie fictionnelle qui envisage la construction d’une nation comme une succession de crimes originels aux remous insistants, et relie La Porte du paradis à des œuvres récentes comme Watchmen ou Lovecraft Country.

En 1950, à Kansas City, deux syndicats du crime (l’un d’origine italienne, l’autre afro-américaine) procèdent à un échange d’enfants pour instaurer une trêve. Les écarts de certains de leurs membres déclenchent une spirale de violence qui atteint les Smutney, une famille mixte dont la fille opère comme narratrice des épisodes.

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