#FashionName… Chantal Thomass : « Je n’ai pas fait de la lingerie pour séduire les hommes mais pour se séduire soi-même »

Cynthia Lahoma

Son nom est indéniablement associé à lingerie, pourtant c’est avec le prêt-à-porter que Chantal Thomass a connu la notoriété. La créatrice revient sur ce parcours jalonné de succès et parfois d’embûches. 

Bien avant qu’elle en fasse son métier, la mode a révélée Chantal  Thomass. D’une nature timide, ses envies vestimentaires la mue en icône de mode. Elle s’autorise tout, et s’impose. A une époque où peu d’école de mode existent, c’est son audace et son assurance qui lui ouvrent les portes de cet univers à part. Tout débute avec trois robes peintes, envoyées à Saint Tropez au Café des Arts. A peine exposées, les voilà envolées, achetées par trois icônes de l’époque dont Brigitte Bardot. Son effervescence n’a pas de limite, son inspiration non plus. Elle façonne sa propre vision de la mode tandis qu’émergent Jean-Charles de Castelbajac, Thierry Mugler ou encore Azzedine Alaia. Ensemble, ils forment le nouveau visage de la mode française, une période faste durant laquelle leurs défilés durent trois quart d’heure. D’abord baptisée "Ter et Bantine", la griffe montée avec son fiancé Bruce Thomass rend son envol et évolue en adéquation avec sa créatrice. Chantal Thomass née. A cette époque, la lingerie n’est qu’un subtile élément mis en lumière sous ses créations. Un porte-jarretelle dans la fente d’une jupe, un corset sous un smoking, des collants noirs en dentelle... Autant de touches sulfureuses qui font sensation. Elle ose. La presse salue. Les femmes l’encensent. Chantal Thomass divulgue ce que personne n'a osé faire ou n’a même imaginé. Elle façonne une féminité pour se séduire soi-même et se...

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