Faut-il boycotter l’huile de palme ?

Dans une parodie de pub tournée par Greenpeace en 2010, un employé déguste à la place d’une barre chocolatée un doigt de singe. L’ONG dénonce ainsi la déforestation orchestrée par l’industrie agroalimentaire pour planter des palmiers à huile, qui tue les orangs-outans. Le scandale est retentissant. Aujourd’hui, le sujet reste toujours sensible.

Vrai. Extraite du fruit du palmier à huile, elle est produite à 85 % en Indonésie et en Malaisie, avant d’être raffinée selon des procédés naturels. Peu chère, sans goût, elle a une texture agréable et ne rancit pas. Une aubaine pour les industriels, qui l’adoptent dès les années 1980 pour remplacer les huiles végétales hydrogénées, nocives pour la santé. Margarines, gâteaux, laits infantiles, plats préparés... l’huile de palme envahit nos supermarchés.

Faux. Encouragée par une forte demande mondiale, la culture des palmiers à huile entraîne le défrichement massif des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est. Cette déforestation participe au dérèglement climatique, détruit les écosystèmes et menace la survie d’espèces protégées, tels les orangs-outans. Culture sur brûlis (défrichage par le feu) dévastatrice et polluante, destruction des tourbières (zones humides riches en carbone), utilisation d’herbicides toxiques... Pendant plus de vingt ans, les producteurs d’huile de palme ont agi sans contrôle.

Vrai. Face au tollé suscité par ces révélations, de nombreuses marques alimentaires ont abandonné l’huile de palme au profit des huiles de tournesol, (...)

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