Faut-il instaurer un numéro unique pour les urgences, comme une loi le propose?

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En France, il existe huit numéros d’urgence : le 112 (appels d’urgence valide dans toute l’Union européenne), le 15 (Samu), le 17 (police), le 18 (pompiers), le 114 (numéro d'urgence pour les sourds et malentendants), le 115 (Samu social), le 119 (enfants maltraités) et le 116 (enfants disparus).

Les numéros d’appel d’urgence sont trop nombreux en France. Certains centres d’appels sont saturés, ce qui rallonge le temps d’attente. D’où l’idée de simplifier le système avec comme objectif une meilleure prise en charge des victimes. Mais certains acteurs de la santé ne sont pas prêts pour la mise en place d’un numéro unique. Ils craignent de perdre en efficacité et voient dans cette démarche une remise en cause du principe de la régulation médicale et du service d'accès aux soins. C’est pourquoi il faut procéder par étapes. Une expérimentation pendant deux ans de trois modèles différents de plateforme commune dans des départements pilotes permettra d’identifier le plus efficace. En Haute-Savoie, les appels vers le 112, le 18 et le 15 sont déjà traités sur un même plateau technique. Et ça fonctionne.

Mettre en place un numéro unique pour tous les types d’urgences peut mettre en danger la vie des patients. 70% de tous les appels d’urgence concernent la santé. Ils doivent donc être directement traités par un service de santé dont c’est le métier : aujourd’hui le SAMU, demain le Service d’Accès aux Soins (SAS) appelé à se généraliser d’ici 2022. Seul un médecin peut évaluer, en questionnant (...)

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