Faut-il interdire la trottinette électrique ?

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Je l’avoue, un peu honteuse : au début, j’ai été séduite par ce véhicule en libre-service. Facile, rapide, efficace et sans effort : on la loue avec sa carte de crédit, on roule et on la jette n’importe où ! Après des année de galère en ville avec ma voiture, la trottinette me promettait un avenir radieux. Avec elle, fini les embouteillages et les heures perdues à chercher une place de parking ! Hélas, mon joujou s’est avéré être un danger public. J’ai vite déchanté, heurtée par l’incivisme des utilisateurs qui confondent liberté et irresponsabilité.

Quatre ans déjà que l’on doit supporter le "trottinettiste". Ce je-m’en-foutiste en équilibre instable qui s’affranchit du Code de la route, fait des queues de poisson aux vélos sur les pistes cyclables, brûle les feux et grille la priorité aux automobilistes, zigzague en duo sur l’engin, à fond les ballons sur un trottoir transformé en terrain de jeux… Et provoque des accidents en pagaille : près de quinze par jour à Paris, selon les estimations de l’Apacauvi (Association philanthropique action contre l’anarchie urbaine vecteur d’incivilités), créée par des proches de victimes, dont un enfant et une pianiste de l’opéra Garnier qui n’est pas sûre de pouvoir rejouer un jour. Car c’est vous et moi, paisibles piétons, qui sommes sommés de nous écarter pour laisser passer ces bolides déboulant à 25 km/h, la vitesse maximum autorisée. Et encore, certains irresponsables s’amusent à débrider leur trottinette pour la transformer en bolide. (...)

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