Faut-il voir un psy quand on est en burn-out?

Il s'agit de remettre un sens singulier dans cette expérience qui paraît aujourd'hui commune à bon nombre de personnes. | Yan Krukov via Pexels
Il s'agit de remettre un sens singulier dans cette expérience qui paraît aujourd'hui commune à bon nombre de personnes. | Yan Krukov via Pexels

Dans Ça tourne pas rond, Mardi Noir, psychologue et psychanalyste, revient chaque semaine sur une question ou problématique psychologique.

La question suppose déjà d'avoir une idée bien précise du burn-out. «Burn-out» comme «se consumer», ou encore s'épuiser au travail est le syndrome à la mode de ces dernières décennies. Ce terme possède une qualité descriptive sans équivoque, symptôme de l'époque, rejeton du malaise dans la culture, il donne à voir que la fonction sociale du travail produit des troubles.

S'ensuit alors une épidémie et des discours de santé publique. Apparaissent plus tard ses petits copains: le bore-out (l'ennui au travail), le brown-out (l'accomplissement de tâches absurdes). Les arrêts maladie s'enchaînent et vous terminez en fade-out (plus de contacts avec les ressources humaines, vous disparaissez).

Alors, à défaut de pouvoir mettre le travail au travail psychothérapeutique, c'est vous qui allez voir un psy.

La remise en question subjective peut s'avérer douloureuse. Comme dit en introduction de l'article, le burn-out possède cette qualité descriptive indéniable; seulement, elle met en défaut le sujet. Mot magique qui dit bien ce qu'il est, difficile pour certains patients de ne pas tourner à vide autour de ce signifiant à tout faire, à tout dire. Délicat, également, de ne pas se sentir exaspéré de s'être laissé piéger par des techniques managériales douteuses, faussement idéalisées, croyant bâtir un monde meilleur, tout ça pour finir vidé, froid, désabusé, déprimé.

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