Le « Faux Self », où le piège de jouer un rôle au quotidien

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Cette personne avance masquée… et ce masque social en « faux self » qu'elle s'est choisie, tout le monde le connaît. C'est celui que nous enfilons tous, un jour ou l'autre, pour pouvoir vivre en société tout en nous protégeant. Par exemple quand on feint de s'intéresser à une conversation pour s'intégrer à un groupe, ou bien lorsque l'on rit à une blague sans l'avoir trouvée drôle… C'est ce « faux moi » qui monte à la manœuvre pour nous permettre de nous intégrer, mais aussi pour éviter les flèches que pourraient nous décocher les autres. Une dose d'hypocrisie, en somme, qui peut apparaître, jusqu'à un certain point, comme une qualité tant qu'elle sert à réguler et à pacifier les relations en société. Mais chez les personnes hautement sensibles, l'aspect faux self est né bien trop tôt, comme un mécanisme de défense inconscient, pour cacher leur différence et leur sensibilité à fleur de peau qu'elles savent mal acceptées, au point d'en arriver à ne plus savoir, à l'âge adulte, qui elles sont vraiment.

Efficace, la carapace ?

Si l'on apprend tous à se conformer aux conventions sociales à travers des codes de communication, comme les formules de politesse, notre identité se construit aussi en fonction de la liberté que notre environnement nous laisse pour exprimer nos besoins, nos désirs, et affrmer notre personnalité. Ceux qui ne rencontrent pas cette liberté dans l'enfance vont avoir tendance à se conformer au...

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