Femme et maire - Patricia Pédinielli : « Pourquoi je ne me représente pas »

Elisa Covo

Lorsqu’elle prend ses fonctions pour la première fois en 2005, Patricia Fernandez-Pédinielli devient la plus jeune maire de sa région. Après 3 mandats et 15 ans passés à la tête de la mairie de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), l’élue PCF a choisi de laisser sa place. Rencontre.  

ELLE. Quels conseils donneriez-vous à une femme qui se présente pour la première fois en tête de liste ?

Patricia Fernandez-Pédinielli. Dès les premiers instants, il faut se considérer maire à 100%. Nous sommes souvent perçues comme des femmes avant d’être considérées comme des personnes politiques à part entière. On nous demande sans cesse « mais qui s’occupe des enfants si vous êtes là ? ». Il faut savoir s’organiser et se protéger du sentiment de culpabilité que certains tentent de faire peser sur nos épaules. Cela peut être difficile pour les enfants, à l’école et au quotidien. Un jour, mon fils m’a dit : « Maman, tu as trois enfants. Moi, ma sœur et la ville ». Cette phrase est restée avec moi. Quand je débutais, j’avais insisté pour garder mes mercredis libres. Je les réservais à mes enfants. C’est quelque chose que je conseillerais pour les candidates qui veulent maintenir une vie de famille. Il est également difficile de garder une vie privée. Lors de mon premier mandat, on me demandait sans cesse où j’étais partie en vacances, ce que j’aimais faire dans mon temps libre. Ce sont des questions extrêmement intrusives. Il faut maintenir une séparation vie privée et vie publique, ce qui n’est pas toujours facile, et savoir bien s’entourer. On se rend vite compte que les gens nous courtisent par intérêt. 

ELLE. Pourquoi ne vous présentez-vous pas à nouveau ?

Patricia Fernandez-Pédinielli. Il y a plusieurs...

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