Les femmes atteintes d’Alzheimer sont diagnostiquées plus tardivement (et c’est encore à cause du sexisme)

Andrea Piacquadio

Le sexisme s’installe jusque dans les diagnostics médicaux. Selon la neuroscientifique Antonella Santuccione Chadha, autrice du livre Sex and Gender Differences in Alzheimer’s Disease, et interviewée le 31 octobre dernier par Heidi News, la maladie d’Alzheimer est détectée plus tard chez les femmes que chez les hommes. Ses recherches démontrent que cela est dû à une mauvaise prise en compte des symptômes de la patientèle féminine.

En France, selon l’Inserm, 60 % des malades d’Alzheimer sont des femmes. Si aucune étude n’a encore déterminé avec certitude les raisons de cette prévalence, plusieurs pistes existent. “Des travaux ont notamment montré que les changements hormonaux liés à la ménopause, avec la diminution du niveau d’œstrogènes, pouvaient augmenter le risque de développer des démences”, explique Antonella Santuccione Chadha. Cela pourrait également être lié à des niveaux d’éducation moins élevés chez les femmes âgées actuellement.

Malgré cette prévalence – et même si l’on ne sait pas encore l’expliquer –, les hommes obtiennent un diagnostic d’Alzheimer plus tôt que les femmes. Cela s’explique de deux façons, selon Antonella Santuccione Chadha. D’une part, “grâce à de bonnes capacités linguistiques, les femmes peuvent souvent dissimuler longtemps une légère déficience cognitive, de sorte que même la famille peut avoir le sentiment que tout va bien”.

De l’autre, et c’est là que le sexisme au niveau médical entre en jeu, “les patientes qui se présentent avec les premiers (...)

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