Femmes issues de milieu modeste: la réussite de leur fille est leur victoire

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Et ils font quoi tes parents ? À cette question, le Normalien Adrien Naselli (voir interview) a toujours répondu sans détour. "Je n’ai jamais eu honte de dire que mon père était chauffeur routier et ma mère secrétaire." Dans son livre, le journaliste a donné la parole à des parents d’origine sociale modeste "qu’on n’entend jamais" dont les enfants sont devenus écrivain, magistrat, ou ministre. Et bien souvent, les mères sont en première ligne. "Inconsciemment, elles ont joué un rôle de premier plan, tantôt repoussoir, tantôt moteur." Pour autant, ces parcours ascensionnels ne sont pas toujours des preuves de la méritocratie. Cette hiérarchie sociale basée sur le 'quand on veut, on peut' est une fausse croyance. "Son idéologie se cogne au réel. On ne change pas de classe sociale ou très lentement", tempère Adrien Naselli. Ainsi, en France*, il faut six générations pour que les descendants de familles les plus modestes se hissent au niveau du revenu médian, alors que la moyenne est de 4,5 générations. Dans leurs études, ceux que l'on nomme les "transfuges de classe" sont bien seuls. A peine 6 % des élèves de Normale Sup sont des enfants d’ouvriers et d’employés**. Une inégalité des chances qui ne peut que perpétuer l’immobilisme social. * OCDE, 2018; *Centre européen de sociologie et de sciences politiques, 2015

« Infirmière en Pologne, j’ai rejoint mon futur époux en France à 23 ans. Ne parlant pas encore la langue, j’ai commencé à faire des ménages, pensant que ce serait provisoire. (...)

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