Les femmes souffrant d’endométriose, cibles de choix des gourous

Andrea Piacquadio

Près de 10 % des femmes françaises en âge de procréer souffrent d’endométriose. Autant de cibles de choix pour les gourous, estime la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Dans son rapport annuel, publié au début du mois de novembre, l’organisme rattaché au ministère de l’Intérieur souligne l’augmentation des dérives liées au “féminin sacré” et “son dévoiement du féminisme à des fins mercantiles”. Après plus de deux ans de pandémie, les dérives liées à des thérapies alternatives ont également considérablement augmenté. Ce qui fait dire, sur Twitter, à la Miviludes que “les femmes victimes d’endométriose, maladie méconnue et très douloureuse, sont aujourd’hui doublement ciblées par les groupes sectaires”.

Côté thérapies alternatives, certaines personnes promettent à des femmes atteintes d’endométriose de les soulager en passant par le jeûne, l’hypnose, le yoga, ou encore la naturopathie. Si certaines de ces pratiques peuvent, en effet, soulager les douleurs liées à la maladie et sont parfois reconnues par les praticiens de médecine clinique, elles ne sont pas censées s’y substituer.

Certain·es “thérapeutes” alternatif·ves proposent leurs services à des prix exorbitants, promettant une guérison à coup de centaines d’euros dépensés en thérapie menée en visioconférence. Des journalistes de la cellule investigation de Radio France se sont d’ailleurs fait passer pour des malades pour approcher une naturopathe persuadée que l’endométriose (...)

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