La fermeture des discothèques ne convainc pas grand monde

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Le dancefloor des discothèques ferme pour quatre semaines. (Photo: SolStock via Getty Images)
Le dancefloor des discothèques ferme pour quatre semaines. (Photo: SolStock via Getty Images)

CORONAVIRUS - Une décision qui ne fait vraiment pas l’unanimité. Ce lundi 6 décembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la fermeture des discothèques à compter de ce vendredi, pour une durée de 4 semaines, face à la cinquième vague de coronavirus.

Parmi les derniers secteurs à avoir retrouvé une activité “normale”, le secteur de événementiel et des boîtes de nuit a durement pâti de la pandémie. Il y aura un “accompagnement économique des entreprises concernées”, a promis le chef du gouvernement, avant que la ministre du Travail, Elisabeth Borne, ne confirme ce mardi matin le retour du chomâge partiel, pris en charge à 100% sans reste à charge pour l’employeur, pour le secteur.

Cette décision gouvernementale s’appuie sur une étude de l’Institut Pasteur sur les lieux les plus à risques de contamination. Entre le 23 mai et le 13 août, les chercheurs ont étudié les schémas de contamination dans les lieux progressivement réouverts: établissements culturels, bars et restaurants, puis discothèques à partir du 9 juillet, soumises au pass sanitaire.

“L’analyse a permis d’identifier les bars en intérieur et les soirées privées comme lieux de transmission du variant Delta chez les moins de 40 ans entre le 9 juin et le 9 juillet, avec un risque plus élevé pour les hommes comparés aux femmes. À leur ouverture, les discothèques ont également été des lieux de transmission”, concluent les scientifiques.

Du côté des gérants, c’est la douche froide. Thierry Fontaine, président de l’organisation professionnelle Umih Nuit, s’est dit “scandalisé”. Jean Roch, propriétaire du VIP Room à Paris, explique, lui, avoir l’impression d’être “encore les punis de l’histoire”, au micro de BFMTV.

Les limites du test PCR

Sur les réseaux sociaux, certaines personnes sont rapidement montées au créneau pour interroger les limites du pass sanitaire, les discothèques étant le premier secteur où il était imposé à fermer.

C’est normal de s’interroger, mais, rappelons-le, pour faire réagir le PCR ou rendre une personne contagieuse, il faut environ une semaine d’incubation. “Il est inutile de faire [les tests PCR] avant, car s’il est réalisé trop tôt [le test] peut être négatif même si je suis infecté”, précise Santé Publique France, dans un guide pratique à destination des cas contacts.

Ainsi, les tests PCR effectués dans le cadre du pass sanitaire permettent de filtrer les malades testés après leur incubation. Mais il est possible que parmi les danseurs qui se rendent en discothèques, certains aient été testés un peu trop tôt après leur infection, donnant un résultat négatif qui s’avère pourtant positif les jours d’après. Ce serait la même chose avec un test réalisé à l’entrée de la boîte de nuit comme certains établissements l’ont fait pour la réouverture des boites de nuit en France.

Beaucoup semblent toutefois ne pas comprendre cette mesure, comme en témoignent les réactions ci-dessous.

Quid du Nouvel an?

Certains ironisent.

Ceci étant, la nouvelle risque bien de contrarier les plans de plus d’une personne pour le Nouvel an.

D’autres, au contraire, rejoignent l’avis du gouvernement.

Outre la fermeture des discothèques pour quatre semaines, Jean Castex a recommandé d’étendre le télétravail, ainsi qu’un renforcement du protocole à l’école comprenant notamment le port du masque dans les cours de récré et une nouvelle organisation à la cantine.

À voir également sur Le HuffPost: Les restrictions sanitaires annoncées par Jean Castex pour la fin de l’année


Pour enrayer la progression de l'épidémie qui tutoie les 50.000 cas quotidiens, le Premier ministre a décidé à nouveau d'une fermeture des discothèques pour quatre semaines à partir de vendredi, alors que se profile la période des fêtes, lors d'une conférence de presse en présence de son ministre de la Santé Olivier Véran.

Pour le milieu scolaire et alors que la propagation du virus s'est fortement accélérée chez les moins de douze ans, le protocole sanitaire sera rehaussé au niveau 3 pour les écoles primaires avec à la clef le port du masque dans les cours d'écoles, la limitation des sports de contact et une nouvelle organisation pour le temps de la cantine "en lien avec les élus locaux", a détaillé M. Castex.">

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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