Festival d'Angoulême 2020 : Catherine Meurisse et Marion Montaigne en interview croisée

Valérie Robert

Pour le 47e Festival d'Angoulême, du 30 janvier au 2 février, confidences de la marraine et de la présidente du jury de cet événement qui nous fait tant aimer les bulles.

Vos premiers émois de bédéphile ?

Catherine Meurisse - J'ai surtout lu Astérix. J'ai immédiatement adoré, même si je ne comprenais pas tous les textes à l'époque, mais j'aimais les dessins d'Uderzo. Puis j'ai découvert le talent de Goscinny. Plus tard, je me suis emparée des albums de Gotlib, de Claire Bretécher et de Pétillon, des auteurs hilarants, merveilleux car hyperintelligents et hyperdrôles. J'ai grandi dans une famille où l'on riait beaucoup, donc j'ai toujours été sensible à l'humour.

Marion Montaigne - J'étais éblouie par la BD Yakari, de Job et Derib, surtout par l'album le Secret de Petit Tonnerre. Je l'ai beaucoup relu et adoré. Il y est question de quitter sa famille, de grandir. C'est assez initiatique pour les enfants. Puis, les BD qui m'ont un peu titillée, car interdites par mes parents, c'étaient celles de Claire Bretécher et de Reiser. Elles n'étaient pas de mon âge mais je les regardais quand même. C'était fascinant.

Le jour où vous avez voulu être dessinatrice ?

Catherine Meurisse - Longtemps, je n'ai pas su ce que j'allais faire. J'étais perplexe, car j'aimais les lettres et mes proches me disaient de dessiner. Timide et peureuse, je n'osais pas y aller. La révélation est venue en visitant l'école d'art Estienne à 18 ans. J'ai vu ce que faisaient les élèves dans la section illustration et j'ai trouvé mon bonheur, avec ce mariage entre littérature et dessin. J'ai participé à un concours de...

Lire la suite sur Femina.fr

A lire aussi