Fibromyalgie : démêlez le vrai du faux

On la diagnostique facilement

Faux. Les médecins peuvent passer à côté car les symptômes sont nombreux et variés. À commencer par des douleurs qui durent depuis plus de trois mois : contractures, fourmillements, voire brûlures un peu partout, en particulier autour de la colonne vertébrale (dos, nuque, épaules...) et dans les bras et les jambes. Cela s’assortit souvent d’une grosse fatigue qui résiste au repos, de troubles du sommeil, de maux de tête, d'anxiété voire de dépression (la maladie pèse sur le moral et entraîne un cercle vicieux). Il n'existe aucun examen capable de poser le diagnostic, celui-ci se fait plutôt par élimination, une fois qu'on a vérifié qu'il n'y a pas d'autres causes physiques. Des douleurs à la pression sur certains points précis (18 en tout) peuvent aider à le confirmer.

Elle touche surtout les femmes

Vrai. Selon la Haute autorité de santé, la fibromyalgie impacte entre 2 et 3 millions de personnes en France, soit environ 2,2 % de la population (un chiffre sans doute sous-estimé). Mais 80 % des malades sont des femmes ! Les symptômes peuvent apparaître à tout âge, même à 60 ans.

Ça se joue surtout dans la tête

Faux. Les médecins ont longtemps rangé ce trouble dans la catégorie des maladies psychosomatiques. Pourtant, même si le stress joue un rôle et qu'il peut survenir après un gros choc émotionnel, il aurait bien une cause physiologique. On soupçonne un dysfonctionnement du système nerveux central : les patients auraient un seuil de perception de la douleur plus bas que la moyenne, ce qui expliquerait leur hypersensibilité et leurs douleurs importantes sans cause physique majeure.

Il existe peu de traitements

Vrai et faux. On n'a pas encore trouvé de médicament qui pourrait soulager ou guérir cette maladie. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire ! Les antalgiques n'apportant pas toujours de mieux-être, on a plutôt recours à certains antidépresseurs (ils augmentent le seuil de perception de la douleur) ou à un antiépileptique. Mais

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