Les films « rape and revenge » sont-ils féministes ?

Alice Augustin
·1 min de lecture

Le très attendu « Promising Young Woman » relance le « rape and revenge movie », ce sous-genre controversé qui repose sur la vengeance sanglante d’une victime de viol. Féministe, vraiment ?

C’est le film dont on parle en Angleterre comme aux États-Unis. « Promising Young Woman » (dont la sortie en France, prévue ce mois-ci, est repoussée) fait l’objet d’un buzz depuis sa présentation au Festival du film de Sundance, son étiquette féministe et la cote de sa réalisatrice, Emerald Fennell (aux manettes de la saison 2 de « Killing Eve »), et de sa coproductrice (l’actrice Margot Robbie) y étant pour beaucoup. Le pitch ? Cassie, jeune blonde aux airs angéliques (Carey Mulligan), travaille le jour comme serveuse et se transforme le soir en femme fatale et vengeresse. Traumatisée par le viol et le suicide de sa meilleure amie, elle arpente bars et clubs simulant une ivresse avancée pour attirer dans ses filets des hommes qui comptent profiter de son état et abuser d’elle. Si Cassie ne massacre pas ses proies mais se contente de les effrayer et de les humilier, « Promising Young Woman » est selon sa réalisatrice inspiré par un sous-genre des films d’horreur et de thrillers : le « rape and revenge », comprenez le film de « viol et vengeance ». Il fonctionne selon un script invariable : dans la première partie, une femme est violée sauvagement et laissée pour morte, mais elle s’en sort, déterminée à se venger ; dans la seconde partie, elle commet une succession de meurtres cathartiques et sanglants d’hommes, qu’ils soient ses agresseurs ou pas. Comme tout sous-genre, le « rape and revenge » comporte son lot de nanars,...

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