Sans filtre, le film qui met à mal les ultra-riches

© Pornpawit Phosawang/EyeEm/itsme23/Getty Images/Frederik Wenzel

Cinq ans après The Square, Ruben Östlund a raflé une deuxième Palme d'or au Festival de Cannes avec cette farce noire sur les dérives humaines du capitalisme. Mais dans Sans filtre, que voit-on exactement ?

Une croisière qui prend l'eau

Sur un yacht, une poignée de millionnaires s'apprêtent à vivre des jours de rêve, entouré·es par un staff affairé et aux petits soins. Jusqu'à ce que tout se déglingue : météo, pirate des mers, verticalité des corps et des castes sociales…

Avec un certain savoir-faire, le réalisateur suédois plonge ces privilégiés dans un chaos d'excréments, de vomi et de larmes.

Une satire contre les ultra-riches

Cinéaste en colère, Östlund tape sur tout ce qui représente, pour lui, la lie de l'humanité enrichie par le monde ultralibéral – top models, influenceuses sur Instagram, marchands d'armes...

Ses outils à lui ? Un humour très houellebecquien et un esprit bouffon, combiné au plaisir enfantin de la destruction. Pour le meilleur et (parfois) le pire.

Une fable jubilatoire

Assez jouissif dans ses deux premiers tiers, le film tombe dans un schéma...


Lire la suite

Plus de "Culture" :