Fin de vie : le comité d’éthique juge possible une aide active à mourir strictement encadrée

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Emmanuel Macron a confirmé lundi soir, son intention de légiférer sur la fin de vie avec le vote d’une loi d’ici à la fin de l’année 2023. Le comité national consultatif d’éthique a rendu son avis très attendu ce mardi.

Si une nouvelle loi sur la fin de vie devait être discutée en France, il existe « une voie » vers une aide active à mourir, mais « à certaines conditions strictes », a estimé mardi le Comité national consultatif d'éthique (CCNE).

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« Il existe une voie pour une application éthique d'une aide active à mourir, à certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger », a déclaré lors d'une conférence de presse Alain Claeys, l'un des rapporteurs d'un avis rendu mardi par l'institution.

Lancement d’une convention citoyenne

Alors que plusieurs pays ont modifié leurs législations depuis une dizaine d'années et que le Parlement français en a débattu, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait mis en place, en juin 2021, un groupe de travail pour réfléchir à nouveau aux questions éthiques de la fin de vie.

La publication du nouvel avis du Comité d'éthique lancera formellement une séquence qui pourrait aboutir à un texte de loi. Lundi, devant l'Association de la presse présidentielle, le président de la République a évoqué le lancement d'une convention citoyenne « dès octobre ». « L'idée », a-t-il poursuivi, « c'est de se donner environ six mois et en fonction des réponses et retours (...) avant la fin 2023 le cas échéant faire changer le cadre légal. »

Le président favorable à une évolution « vers le...

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