Fin de vie : opposé à l’euthanasie, l’Ordre des médecins réclame une « clause de conscience »

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Le président du Conseil national de l’ordre des médecins a esquissé « la place et le rôle » que devraient avoir les médecins « si une assistance au suicide était acceptée ».

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a jugé possible, dans un avis publié mardi, une aide active à mourir à de strictes conditions, pour les adultes atteints de maladies graves et incurables, avec des souffrances physiques et/ou psychiques impossibles à apaiser, et un pronostic vital engagé à moyen terme.

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Pour le président du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), François Arnault, « la place et le rôle » esquissés pour le médecin par le CCNE apparaissent « plutôt comme une bonne base de réflexion ». « Il doit s'assurer du diagnostic et vérifier que la personne remplit les critères médicaux - les situations cliniques envisagées, par exemple certaines maladies neurodégénératives, font plutôt consensus dans leur difficulté de prise en charge. Il doit aussi s'assurer de la réalité de la volonté du patient, ce qui est très important », a-t-il détaillé dans une interview.

Une très forte attente de la population sur le sujet

Mais « si une assistance au suicide était acceptée, nous serons très attentifs : doit-il être accompagnateur ? Sûrement. Effectuer ? Je ne crois pas. Ce n'est pas son rôle », a souligné le Dr Arnault. « Et l'Ordre n'est pas favorable à l'euthanasie », où un médecin effectue l'injection létale, a-t-il poursuivi.

A la question de savoir s'il faut aller plus loin que la loi Claeys-Leonetti de 2016,...

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