Fiscalité locale : la bombe à retardement qui va durement frapper les ménages

L’annonce des hausses de taxes foncières décidées naguère par les communes a suscité un grand émoi dans l’opinion, largement relayé par la presse. Bien sûr, on a eu droit à quelques polémiques ad hominem, contre la maire de Paris notamment. On rappellera d’abord à ce sujet qu’une partie de la hausse, 7,10% exactement est mécaniquement dû à l’indexation sur les prix à la consommation, corrélé à l’inflation. Le reste renvoie à des relèvements de taux votés par les communes et à ce jeu-là la capitale, avec +52%, ne gagne même pas : des communes petites et moyennes ont remonté leurs taux de 110, 120 et 150%.

D’autres hausses ont marqué l’actualité de la fiscalité locale immobilière, celles de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, sur la vacance des logements ou encore sur l’enlèvement des ordures ménagères. Bref, les communes ont besoin de ressources. La raison ? D’abord la facture de l’inflation du prix des énergies, qui ont pu multiplier par 6 ou 7 le poste concerné, sans bouclier. Quant aux mesures de sobriété, elles n’ont guère fait économiser que 15 ou 20% des consommations structurelles. Ensuite, les collectivités ont à faire face à de plus en plus de dépenses, liées à des transferts de charges de la part de l’État ou de fait. Ainsi, une ville qui a estimé nécessaire de disposer d’une police municipale doit en assumer le coût en termes de masse salariale.

Enfin, la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales n’a pas fini de faire sentir ses (...)

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