Flavien Berger : “Un disquaire propose une écriture”

Carole Boinet
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“Le disquaire Ground Zero, à Paris, qui s’appelait National 7, est tenu par mon beau-frère. J’ai fait mes deux sorties de disques là-bas. A la sortie de mon deuxième album, j’ai organisé une écoute commentée. C’était trop, trop bien. J’allais pas hyper bien à ce moment-là. Ça m’a donné du baume au cœur de voir des gens que je ne connaissais pas et de leur raconter des trucs sur mes morceaux. Une écoute, c’est horrible. Mais une écoute commentée, c’est actif. Ce disquaire est important pour moi parce que je me rends compte de la réalité de vendre des disques. C’est ma famille, en fait. Quand t’es disquaire, c’est un travail d’économie et de mise à plat pour réussir à tenir un magasin en vendant des disques que t’aimes. Ils ne vendent pas tout. Ils ne vont pas vendre des vinyles de Sardou par exemple. Quoique, il y en a peut-être un qui traîne, mais c’est tout. Il y a une écriture dans ce qui est proposé. C’est un combat pour réussir à tenir un commerce certes, mais un commerce culturel. Ce sont des économies de bout de ficelle, c’est une vie de passionnés, en fait.

Longtemps, j’ai acheté des disques, mais pour les pochettes. C’était l’écrin qui m’attirait. Et puis, un jour, je me suis rendu compte que je ne possédais pas, en disques, la musique que j’écoutais le plus. Donc j’ai procédé à un rebasculement, et je me suis

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