Le FMI appelle à un impôt sur la fortune pour couvrir les frais de la pandémie

Maxime Poul
·2 min de lecture
Pour le FMI, les gouvernements doivent envisager d'augmenter les impôts des plus riches pour aider à payer le financement de la lutte contre le Covid-19.

Le Fonds monétaire international estime que les personnes les plus riches devraient payer une "taxe de solidarité" afin d'aider les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables en cette période de pandémie de Covid-19. 

Depuis le début de la pandémie, de nombreuses études n'ont cessé de montrer que le Covid-19 ne fait qu'accentuer les inégalités et les injustices. Fossé qui se creuse entre les plus riches et les plus pauvres, discrimination des personnes déjà fragilisées, égoïsme de certains pays riches sur l'accès aux vaccins... nombreux sont les exemples qui montrent que les plus démunis sont désavantagés depuis maintenant plus d'un an.

C'est pourquoi le FMI estime que les gouvernements devraient envisager de prélever des impôts plus élevés aux personnes et aux entreprises les plus riches afin d'aider à payer le coût faramineux de la lutte contre le coronavirus et de renforcer la cohésion sociale.

Une contribution temporaire

Pour l'institution internationale regroupant pas moins de 190 pays, ces inégalités justifient le fait de demander aux plus riches de payer cette "taxe de solidarité", du moins temporairement. "Pour aider à répondre aux besoins de financements liés à la pandémie, les responsables politiques pourraient envisager une contribution temporaire prélevée sur les revenus ou la fortune des plus riches", explique le Fonds monétaire international.

Dans son rapport semestriel de suivi budgétaire, le FMI appelle donc a des changements nationaux et internationaux de manière à pouvoir augmenter les fonds disponibles pour développer les services publics tels que les hôpitaux, rendre les États-providences plus généreux ainsi qu'atteindre les objectifs de développement durable de l'ONU, comme le rappelle le Guardian.

Des coûts compensés par une reprise de l'économie plus rapide

Si les pays riches utilisent leurs ressources pour accélérer les programmes de vaccination dans les pays les plus pauvres, le FMI affirme que les coûts initiaux seraient compensés par la croissance plus rapide qui résulterait de ces aides. Si la pandémie est maîtrisée plus tôt dans tous les pays, le FMI a démontré que cela produirait plus d'un milliard de dollars de recettes fiscales supplémentaires dans les économies avancées d’ici 2025, et cela permettrait d’économiser plusieurs milliards de dollars supplémentaires sur les mesures de soutien budgétaire. 

"La vaccination sera donc plus que rentable, offrant une excellente valeur aux fonds publics investis dans l'accélération de la production et de la distribution mondiales de vaccins", affirme l'entité supranationale.

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