Une fois encore, Chris Ware laisse éclater son génie dans un livre-objet étourdissant

Vincent Brunner
·1 min de lecture
© Chris Ware/Delcourt
© Chris Ware/Delcourt

Dans les pages de notes, dernier coup d’éclat d’un ouvrage qui ne manque pas d’audace, Chris Ware précise avec autodérision qu’il s'est “attelé à façonner d’autres projets au cours des dix-huit dernières années, et ne (s’est) pas limité à cette seule œuvre triste et inexplicable”.

Il s’en est déjà amusé publiquement : Rusty Brown lui aura pris le même temps dont James Joyce a eu besoin pour finir Finnegans Wake. Comme l’écrivain irlandais l’a fait avec la littérature, le dessinateur américain s’emploie à repousser les limites de son medium de prédilection. Pour lui, la bande dessinée est avant tout l’art de la mémoire, une machine à voyager dans le temps non linéaire.

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