Toutes ces fois où Elizabeth II a montré qu'elle était une reine moderne

Sous son règne, la suppression de la règle de la succession masculine au trône

Si Elizabeth II avait eu un frère, même cadet, elle n'aurait jamais accédé au trône d'Angleterre. Et sa fille, la princesse Anne se place dans l'ordre de succession derrière son aîné, le nouveau roi Charles III, mais aussi derrière les enfants de ces derniers, ses petits-frères ainsi que leurs enfants à eux.

Telle était la règle instaurée en 1 700 qui invisibilisait la descendance féminine de la lignée héritière... Jusqu'en 2013.

Deux ans auparavant, en octobre 2011, le Premier ministre britannique de l'époque David Cameron défend une réforme qui entend mettre à ce principe de la primogéniture masculine (le privilège du fils aîné et du fils aîné du fils aîné, et ainsi de suite).

Adoptée en 2013 et entrée en vigueur en mars 2015 - elle n'est pas rétroactive pour la princesse Anne, mais pour les enfants nés après le 28 octobre 2011 -, cette modification de l’Acte de succession à la Couronne instaure une primogéniture absolue. En d'autres termes, le trône revient aux premiers nés, qu'ils soient indifféremment une femme ou un homme.

Cette réforme est rétroactive pour les enfants nés après le 28 octobre 2011. La princesse Anne et ses descendants ne sont donc pas concernés par ces évolutions bienvenues, qui tendent vers un système moins discriminatoire.

En revanche, Charlotte de Cambridge, la fille de Kate Middleton et du prince William (désormais premier dans l'ordre de succession) née en 2015, se place bien à la troisième position de la lignée héritière de la Couronne, derrière son frère aîné, le prince George, mais également devant son petit-frère, le prince Louis, né trois ans après elle.

(© Samir Hussein/WireImage/Getty Images)

Sous son règne, la règle de la succession qui invisibilisait jusqu'alors les femmes héritières fut modifier.

Elle a incarné la fonction, devait respecter un minutieux protocole royal. Mais en 70 ans, 7 mois et 2 jours de règne, la reine Elizabeth II, disparue le 8 septembre 2022, a su, souvent, sortir du cadre imposé par le poids de la Couronne. S'en affranchir.

Elle s'est, par exemple, adaptée aux évolutions des moyens de communication, époque après époque, sans craindre de paraître familière en s'installant dans les premiers téléviseurs des foyers britanniques, dans les années 50, ou sur YouTube, un demi-siècle plus tard.

Sous son règne également, le poussiéreux Acte de succession à la Couronne fut modifié, rendu moins inégalitaire pour les héritières féminines.

Elle a aussi, quelques fois, contourné cette neutralité royale qui lui était imposée pour soutenir la communauté LGBT+ ou sonner l'alarme face à l'urgence climatique, quelques mois...


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