Fonctionnement des maternités : les gynécologues-obstétriciens inquiets

Gardes moins nombreuses et meilleure rémunération, voici les revendications des gynécologues-obstétriciens pour garantir le bon fonctionnement des maternités. Le Dr Joëlle Belaïsch-Allart, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), a déclaré lors d’une conférence de presse hier qu’ « il faut redonner de l'attractivité au travail de la salle de naissance malgré sa pénibilité, qu'il faut reconnaître ». (source 1) Malgré une croissance constante du nombre de spécialistes en gynécologie et un chiffre de 6 600 à l’horizon 2030, les tensions perdurent pour le Pr Olivier Morel du CHU de Nancy, à l’initiative d’un rapport sur la continuité des soins en gynécologie-obstétrique.

Risque élevé de burn out

Plusieurs difficultés sont énumérées : postes vacants, recours à l’intérim important, non-respect des repos de sécurité des praticiens, fermetures de structures, entre autres. Le CNGOF met en avant comme explication l’évolution des modalités d’exercice et des attentes de cette profession qui se féminise et qui est soumise à un risque accru de burn out. Cet épuisement professionnel se traduit par le fait que seule la moitié des internes en gynécologie-obstétrique souhaite poursuivre une activité de garde, et la majorité des jeunes praticiens s'oriente vers une activité à temps partiel, indique la société savante.

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