Frédérique Vidal, une ministre trop discrète ?

Ava Djamshidi
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Alors que la détresse des étudiants se fait criante, la ministre de l'Enseignement Supérieur suscite de vives critiques, y compris dans son camp.

« Elle en prend plein la gueule », résume crûment ce proche d' Emmanuel Macron. Il est vrai que les oreilles de Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, ont sifflé ces derniers temps. De la presse, qui la trouve « fantomatique », aux réseaux sociaux carrément insultants en passant par ces petites mains du pouvoir qui étrillent son « inconséquence » ou sa « légèreté »… Celle qui fut présidente d'université avant d'accepter ce portefeuille ministériel en 2017 peine à surmonter la colère et la détresse d'étudiants privés de cours, malgré la perspective d'un retour en présentiel à la fac, un jour par semaine dès février – à moins d'un reconfinement plus strict. Ce n'est pas tout… « Elle ne fait pas le job !, s'insurge un macroniste. Écoutez Brigitte Macron, elle est capable de plus d'empathie vis-à-vis des jeunes ! »

« C'est vrai qu'elle a un réel problème de communication »                

L'épouse du chef de l'État dispose surtout d'une aura médiatique que la biochimiste spécialiste en génétique moléculaire passée à la politique sur le tard ne cherche pas de son côté. « Frédérique vient de la société civile, elle n'aime pas la lumière, ce n'est pas son truc », glisse un ministre qui la connaît bien. « C'est vrai qu'elle a un réel problème de communication, mais c'est une femme de dossiers, qui cherche toujours des compromis », nuance un conseiller du pouvoir. La ministre laisse dire (« Je...

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