Les Françaises n’avaient jamais fait si peu de bébés depuis 1945

Lydia Menez
·1 min de lecture

Les chiffres de l’Insee sont historiquement bas : 740 000 bébés sont nés en 2020, soit 80 000 de moins qu’en 2014. Le Covid-19 explique en partie cette diminution. 

La France n’avait pas connu une telle baisse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon l'Insee, qui a dévoilé ses chiffres mardi, 740 000 bébés sont nés dans le pays l'an passé, soit 13 000 naissances de moins qu'en 2019 (-1,8 %) et 79 000 de moins qu'en 2014. La crise du Covid-19 a entrainé vers le bas une courbe déjà décroissante. En effet, depuis six ans, la diminution des naissances est palpable.  

Pour l’Insee, cette baisse s’explique à la fois par la diminution de femmes en âge de procréer (les 20-40 ans) mais aussi par la baisse de la fécondité des Françaises. L’ICF, indicateur conjoncturel de fécondité, s’établissait autour de deux enfants par femme entre 2006 et 2014 contre 1,84 aujourd'hui.  

« Il faut bien que les futurs parents commencent par se rencontrer » 

La tendance ne s’inversera probablement pas en 2021 : le démographe Gérard-François Dumont, interrogé par La Croix», prédit une baisse encore plus importante dans les années à venir.  Selon lui, certains couples pourraient renoncer à avoir des enfants à cause du « sentiment d'insécurité » lié à la pandémie, ou à ses conséquences économiques. En outre, « il ne faut pas sous-estimer l'impact des mesures de confinement, et de fermeture des lieux de sociabilité sur la formation des couples », selon Gérard-François Dumont : « Cela influencera à terme le nombre des naissances, car il faut bien que les futurs parents commencent par se...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi