"Certains pleurent" : François Hollande se livre sur le Conseil des ministre des attentats du 13 novembre 2015

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13 novembre 2015, 21h20 : alors que des millions de passionnés de football sont devant leur télévision pour regarder le match opposant l'équipe de France à l'Allemagne, une détonation retentit soudain aux abords du Stade de France où se déroule la rencontre. C'est le début d'une soirée en enfer dans la capitale, durant laquelle 130 personnes perdront la vie suite à diverses attaques terroristes. Pour piloter la réponse des forces de l'ordre et des services de secours, le président de la République de l'époque, François Hollande, est évacué du Stade de France où il assistait à la rencontre et transporté en cellule de crise. 6 ans plus tard, et alors que le procès de ces attaques va s'ouvrir le 8 septembre 2021, l'ancien chef de l'Etat a accepté de revenir sur cette interminable nuit dans un entretien accordé au Parisien.

François Hollande raconte notamment comment il a dû convoquer en urgence un Conseil des ministres en pleine soirée : "Je devais déclarer l’état d’urgence : c’est la procédure que nous avions arrêtée en cas d’attentat de cette ampleur. Or, pour le décréter, il faut que cette décision soit entérinée en Conseil des ministres. On est donc allés les chercher chez eux, un par un" raconte-t-il. Problème : certains ne sont même pas encore au courant du drame qui est en train de se dérouler quelques rues plus loin. "Certains, très peu en fait, n’étaient au courant de rien. Ils n’avaient pas allumé la télé ni regardé leurs portables, soit parce qu’ils dînaient chez des amis, (...)

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