François Mitterrand, le président qui croyait "aux forces de l'esprit"

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© JEAN MEUNIER / AFP

Nous sommes le 31 décembre 1994, sous les ors du palais de l'Élysée, à Paris. François Mitterrand, le Président de la République, s'installe devant les drapeaux tricolores et européens, le visage pâle, l’air solennel. Il est 20h, c'est le moment pour lui de s'adresser à ses "chers compatriotes", pour les traditionnels vœux télévisés de la nouvelle année. Le Président entame son discours en rappelant l'évènement qui a tenu en haleine tous les Français la semaine précédente : la veille de Noël, un groupe terroriste a pris en otage les passagers et l'équipage d'un vol Alger-Paris d'Air France, avant que les forces du GIGN n'interviennent.

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François Mitterrand rappelle ensuite l'importance de la solidarité entre concitoyens, comme celle de la lutte contre les injustices. Il évoque, enfin, la grandeur de l’Europe et la primauté des notions de Liberté et d'Égalité. Mais alors que le discours du chef de l’État touche à sa fin, il prononce une formule énigmatique restée célèbre depuis : "L'an prochain, ce sera mon successeur qui vous adressera ses vœux. Là où je serai, je l'écouterai, le cœur plein de reconnaissance pour le peuple français qui m'aura si longtemps confié son destin. Et plein d'espoir en vous. Je crois aux forces de l'esprit. Je ne vous quitterai pas."

17 ans de mandat présidentiel

À la tête du pays depuis 1981, c'est en...


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