La France a-t-elle interdit les tests de détection des métaux lourds chez les jeunes enfants ? On a décortiqué cette accusation des anti-vaccins

Benoît Zagdoun
Une femme se présentant comme mère d'une enfant autiste a porté cette accusation au cours d'une conférence sur les vaccins. Mais les spécialistes interrogés par franceinfo battent en brèche ses allégations.

"J'ai découvert quelque chose. Peut-être que vous n'êtes même pas au courant." Une femme, qui se présente comme mère d'une enfant autiste, prend la parole au cours d'une conférence sur les vaccins, le 10 février 2018. La rencontre est organisée à Nice par l'association Culture populaire, qui entend "promouvoir une information alternative à la propagande officielle", et donne à l'occasion la parole aux sulfureux Dieudonné et Alain Soral. Cette vidéo partagée fin mars sur une page Facebook anti-vaccins y a été vue plus de 170 000 fois. Un internaute nous l'a signalée dans le live de franceinfo, s'interrogeant sur la véracité des propos entendus.

La femme relate une "confidence" que lui aurait faite, "gêné", un "biologiste" d'un "laboratoire". "Je lui ai demandé pourquoi les porphyrines, la détection de métaux lourds en prise de sang, étaient interdites pour une petite fille en bas âge", raconte-t-elle. Le biologiste lui aurait répondu : "L'Afssaps [l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, devenue l'ANSM] l'a fait retirer en 1992 pour que des mamans comme vous ne puissent pas porter plainte." La femme conclut : "Cet examen n'est fait que pour les jeunes à partir de 16 ans, mais pour les petits, ça ne sera jamais dosé. (…) Si je veux faire un procès, je n'ai pas de chiffres français."

Résumons la thèse développée par cette mère : les vaccins (...)

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