Francis Lalanne visé par une enquête après sa tribune choc contre Emmanuel Macron

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Il avait appelé au coup d’État, et risque désormais la prison. Mardi 23 février 2021, le ministère public a confirmé l’information révélée la veille par nos confrères du Point : le parquet de Paris a bel et bien ouvert une enquête préliminaire contre Francis Lalanne, le 27 janvier dernier. Le chanteur de 62 ans a été entendu le 5 février par la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), qui lui reproche des faits de provocation publique non suivie d’effet, à la commission d’un crime ou d’un délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Il encourt ainsi jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Le patron du site France Soir sera auditionné à son tour prochainement, pour avoir publié la tribune choc de Francis Lalanne, dans laquelle il appelait à “renverser” Emmanuel Macron.

Dans cette tribune intitulée “J’appelle”, parue le 22 janvier, la star – figure du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il voulait d’ailleurs représenter aux élections européennes – avait littéralement appelé au coup d’Etat. Pour lui, Emmanuel Macron et son gouvernement “s’essuient les pieds sur le Droit Républicain comme sur un paillasson” et profitent de la pandémie de coronavirus pour instaurer la “tyrannie” dans le pays. Il a notamment accusé le chef de l’Etat de “mentir aux Français” depuis le début de la crise sanitaire. Ainsi, Francis Lalanne invitait l’armée à “prendre les armes” pour mettre “hors d’état de nuire le président de la République”, mais aussi pour “mettre fin à l’exercice de son mandat” et le poursuivre en justice pour “haute trahison”.

En attendant une réaction de l’armée, le chanteur appelait également le peuple français à la désobéissance, estimant que celle-ci constitue désormais “un droit, mais aussi un devoir civique et citoyen”. Francis Lalanne avait ensuite répondu présent à l’invitation de Cyril Hanouna, le 26 janvier. Sur le plateau de Touche pas à mon poste, il avait de nouveau demandé la “destitution” d’Emmanuel Macron, (...)

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