Fuites urinaires à la ménopause : causes et que faire ? Les conseils d'un gynécologue

Passé un certain âge, il arrive que l’on souffre de fuites urinaires. Soit “un écoulement involontaire, non contrôlable, des urines par l'urètre. On parle aussi de perte involontaire des urines ou de fuites urinaires”, précise le site de l’Assurance maladie. Si cette problématique est très fréquente : environ une femme sur trois de plus de 70 ans, et 2,6 millions de personnes après 65 ans (hommes y compris), elle reste un tabou. Les fuites urinaires ont un fort retentissement sur la qualité de vie, menant à l’isolement, à la réduction des interactions sociales de peur d’avoir un accident en public. Mais elles sont aussi un frein au sommeil, car il arrive qu’elles réveillent la nuit… Didier Constant, gynécologue bénévole de l'Initiative des Malades atteintes de cancers gynécologiques (IMAGYN), explique d’où elles viennent et surtout, comment les régler pour reprendre une vie normale.

La fréquence de l’incontinence urinaire est estimée, mais difficile à quantifier exactement, car peu de personnes osent consulter pour cette raison, persuadées qu’il s’agit d’un trouble du vieillissement pour lequel on ne peut pas agir. Avant de revenir sur les moyens d’actions, le gynécologue explique les trois types d’incontinences :

En théorie, une miction normale se passe de la sorte : “Lorsque la vessie se remplit, et à partir d'un certain volume de remplissage, le besoin d'uriner apparaît. Le sphincter de l'urètre et les muscles du périnée se contractent pour empêcher la fuite de l'urine. Lors (...)

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