Les généralistes mis à contribution pour détecter les violences faites aux femmes

National Cancer Institute

Entre les murs d’un cabinet médical, protégée par le secret, sûrement est-ce plus simple de se confier. C’est ce qui a poussé la Haute Autorité de santé (HAS) et l’Assurance maladie à mettre sur pied un nouvel outil de repérage des violences conjugales, à destination des médecins généralistes. Elles encouragent tous ces professionnels de santé à “questionner systématiquement toutes leurs patientes sur l’existence de violences conjugales, actuelles ou passées”, explique la HAS dans son communiqué. À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre, l’autorité de santé a donc dévoilé une fiche pratique pour accompagner les médecins dans la prise en main de ce nouvel outil de dépistage.

“Sur 10 patientes vues, 3 à 4 femmes pourraient être victimes de violences conjugales”, indique la plaquette. D’où la nécessité de poser directement la question, estime la HAS. Si aborder ce sujet de but en blanc peut paraître délicat, l’institution propose quelques exemples aux généralistes sur lesquels se baser : “Comment ça se passe à la maison/avec votre partenaire ?”, voire directement “Pensez-vous avoir subi des violences (physiques, verbales, psychiques, sexuelles) au cours de votre vie ?”

Surtout, la HAS souligne que, pour rendre ce dépistage le plus naturel possible et mettre les patientes à l’aise, les médecins ne doivent pas hésiter à indiquer qu’iels posent ces questions à toutes leurs patientes. D’autant plus que, selon des études (...)

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