“Génération AOC”, ces nouveaux activistes américains dont Trump devrait se méfier

Fanny Marlier
(© Shannon Finney/AFP)

Le ton est calme. La verve est sans concession. Et la scène est d’une éloquence inouïe. Sur l’estrade du Congrès américain, la plus jeune femme jamais élue à la Chambre des représentants (29 ans) vient de donner une leçon magistrale de féminisme renvoyant dans les cordes le sexisme ordinaire en politique. Et son système tout entier. "C'est une culture de l'impunité, d'acceptation de la violence et de violence verbale à l'égard des femmes. Et c'est toute une structure de pouvoir qui soutient cela", tonne l’élue de New York à Ted Yoho, un confrère républicain pour l'avoir insultée de "fucking bitch". Depuis son entrée spectaculaire en politique, Alexandria Ocasio-Cortez bouscule le parti démocrate et sonne le glas d’une nouvelle ère. Entre la sécurité sociale universelle, le Green New Deal, et l’effacement de la dette étudiante...  Le visage de la nouvelle gauche américaine, c’est elle.

“AOC”, étonne par son style à la fois direct, spontané et sans compromis (Mark Zuckerberg, s’en souvient encore…). Sur les réseaux sociaux, chacune de ses apparitions ou de ses interventions au Congrès cumule des millions de vues. Mais la jeune femme est en réalité “la face émergée d’un iceberg, la figure visible d’un collectif”, défend Mathieu Magnaudeix, correspondant de Mediapart aux Etats-Unis. Après avoir suivi le mouvement En Marche ! pendant la dernière élection présidentielle, le journal

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