G20: des promesses et peu de détails concrets

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Alors que la pandémie du coronavirus continue de faire rage, les dirigeants des vingt plus grandes puissances économiques mondiales, réunis en visio-conférence à Riyad, promettent un accès abordable et équitable au futur vaccin contre le Covid-19. Mais, au-delà de cette promesse, la déclaration finale de ce sommet virtuel est quelque peu consensuelle.

Beaucoup de promesses, peu de détails concrets. Voilà en résumé le bilan de ces deux jours de visio-conférences.

Certes, les dirigeants du G20 se sont engagés à fournir le vaccin à tous. Ils ont également promis de combler les besoins de financement des pays pauvres. Mais cette promesse un peu molle inquiète Angela Merkel. La chancelière allemande a déclaré que son pays allait vérifier avec l'Alliance du vaccin Gavi, un organisme international, quand ces négociations vont véritablement commencer.

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Suspension du service de la dette : les annonces ne sont pas à la hauteur des attentes

Face à la bombe à retardement de la dette des pays pauvres, le G20 temporise. Ils peuvent suspendre jusqu'en juin prochain le paiement des intérêts de leurs dettes. Mais ensuite, ce sera aux ministres des Finances d'examiner cette question au printemps prochain. Une déception pour l'ONU qui espérait étendre ce délai jusqu'à la fin 2021.

Conscients que le moratoire ne suffirait pas, les grands argentiers du G20 ont ouvert la voie à une restructuration de la dette de certains pays. Mais le temps presse. La semaine dernière, confrontée au refus de ses créanciers privés de geler provisoirement le service de sa dette, la Zambie s'est déclarée en défaut de paiement.

Les pays du Sud, et notamment les pays africains, ont subi en mars une fuite massive des capitaux. A présent, leurs dépenses dues à la lutte contre le Covid augmentent et leurs recettes publiques chutent. Dans ce contexte, le moratoire sur la dette revient « à écoper le Titanic avec un sceau », constate le Réseau européen sur la dette et le développement, Eurodad.