Gabon: l’Union nationale prépare la présidentielle de 2023

·2 min de lecture

Créé après la contestation de la victoire électorale d’Ali Bongo en 2009, le parti d’opposition tient son congrès le week-end prochain. Considéré comme la première force de l’opposition gabonaise, le parti a été affaibli par quatre ans d’interdiction, décrétée de 2011 à 2015 par le gouvernement parce que son secrétaire exécutif de l’époque, André Mba Obame, s’était auto-proclamé président de la République. Le parti, qui compte 1 députés et 150 élus locaux, prépare la prochaine élection présidentielle de 2023 et son congrès va rebattre les cartes du paysage politique au Gabon.

Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Un événement et un enjeu majeur pour ce congrès. L'événement, c'est la retraite politique du président du parti, Zacharie Myboto. En poste depuis la création de l’Union nationale en 2009, il ne peut faire plus de deux mandats. Âgé de 82 ans, il affirme que c’est une bonne opportunité pour sortir par la grande porte.

C’est donc un baobab qui quittera la scène politique dimanche prochain. Zacharie Myboto est entré en politique à 26 ans en 1964 après le coup d’État contre Léon Mba. Il a été l’éminence grise du Parti démocratique gabonais d’Omar Bongo. Il est resté deux décennies au gouvernement avant de claquer la porte en 2004 pour rejoindre l’opposition dont il est l’une des figures tutélaires.

Pas de candidat déclaré

L'enjeu de ce congrès de l’Union nationale, c’est donc l’élection du successeur du vieux leader. Aucun candidat déclaré à ce jour mais dans les coulisses, les postulants sont nombreux. Le futur président du parti jouera un rôle important lors de la présidentielle de 2023.

À lire aussi : Gabon: entre Covid-19 et rentrée des classes, le casse-tête des transports en commun