De Gainsbourg à Gainsbarre, retour sur une vie de scandales

Margaux Ravard
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Trente ans après sa mort, Serge Gainsbourg laisse toujours sa marque. Qu’on l’adule ou qu’on le déteste, le poète alcoolique et torturé a donné un souffle nouveau à la chanson française. Connu pour ses provocations, l’auteur-compositeur au double destructeur n’a pas hésité à transgresser les codes, souvent à la télévision et entouré de volutes de fumée. Des scènes risibles à l’époque, mais que l’on regarde aujourd’hui avec crispation, tant certaines sont teintées de misogynie et de violence. Retour en images sur ses moments les plus scandaleux. 

Sa reprise reggae de la Marseillaise devant des militaires révoltés

En 1980, le public du Hall Rhénus de Strasbourg assiste à une scène surréaliste. Entouré par des militaires parachutistes, Serge Gainsbourg entonne la Marseillaise a capella, le point levé. L’auteur de l’album « Aux armes et cætera » enregistré à Kingston un an plus tôt est la cible de militaires révoltés par sa reprise reggae de la Marseillaise. Poursuivi jusqu’en Alsace où il doit se produire, le chanteur doit annuler son concert. Mais c’est sans compter sur son amour pour la provocation. Pour défendre son œuvre, il lève le point et entonne l’hymne national, seul. Devant une foule médusée, il chante l’air de Rouget de Lisle et devance les militaires qui l’attendaient de pied ferme, prêts à en découdre. Plus tard, dans l’émission de Michel Polac « Doit de réponse », il épingle un journaliste de « Minute » en déclarant : « J’ai mis les paras au pas ». 

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Quand il brûlait un billet de 500 francs à la télévision 

Serge Gainsbourg et le fisc n’entretenaient pas des relations paisibles. Le 11 mars 1984, l’interprète d’« Elisa » dénonce les impôts prélevés aux artistes sur le plateau de « 7 sur 7 », une émission diffusée sur TF1. En direct, il sort un billet de 500 francs de sa poche et fait un pied de nez à...

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