Game of Thrones fête ses 10 ans : anatomie d'un succès

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Toutes les séries doivent finir. Mais certaines laissent plus de traces que d'autres. Lorsque Game of Thrones a dévoilé son dernier épisode, en mai 2019, après huit saisons de déchirements familiaux, de batailles épiques et de bains de sang, la série de fantasy, adaptée d'un roman de George R. R. Martin, avait déjà marqué l'histoire télévisuelle par le nombre de records battus. Celui de la série la plus chère jamais produite (jusqu'à 15 millions de dollars par épisode lors de la saison 8), de la plus regardée (44,5 millions de téléspectateurs américains en moyenne), de la plus piratée (jusqu'à 1 milliard de vues en toute illégalité sur un seul épisode à travers le monde). Dix ans jour pour jour après la diffusion du début des aventures du royaume de Westeros, sur le trône duquel sept familles tentent de finir, Europe 1 revient sur ce phénomène mondial.

Une grande ambition visuelle

Il est tentant, d'abord, d'attribuer le grand succès de Game of Thrones à sa non moins grande ambition visuelle. La chaîne qui a produit la série, HBO, avait déjà donné dans le grandiose en 2005 avec Rome, l'une des toutes premières super-productions pour le petit écran. L'adaptation des romans de Martin avait très clairement pour objectif d'aller plus loin. Et cela a fonctionné : des scènes impressionnantes, notamment de batailles, resteront dans les mémoires pour longtemps. "Game of Thrones a prouvé que le cinéma pouvait être concurrencé par un autre média assez proche, la série", résume Nicolas ...


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