Gaufrex : le torchon Made in France

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Le proverbe nous avertit : ne jamais mélanger les torchons et les serviettes. Il faudrait ajouter de ne pas mélanger non plus les torchons entre eux, tant ils ne se valent pas. Employé depuis la nuit des temps ou presque à diverses tâches ménagères, ce linge fait son entrée par la grande porte des cuisines au XIVe siècle lorsque Le Ménagier de Paris, manuscrit d'économie domestique et culinaire de référence, en fait mention pour la première fois. Evidemment, il est alors question de toiles de lin ou de coton grossièrement coupées. Rien à voir avec la marque considérée comme la Rolls Royce du genre.

Les Gaufrex pointent leurs rayures au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le 14 mai 1941, Pierre Bocquet, un ingénieur vosgien, diplômé des Arts et Métiers, dépose le brevet d’un « tissu à épaisseur irrégulière pour usages multiples ». Rien d’alléchant de prime abord. Pourtant, l'invention s’appuie sur un tissage tout à fait astucieux, à base de fils retors, soit plusieurs fils simples tordus ensemble après l’avoir été séparément. Le textile ainsi formé est gaufré et ajouré. Il laisse pénétrer plus facilement l’air comme l’eau à travers ses fibres, ce qui le rend plus absorbant et plus rapidement sec qu’un coton ordinaire. Idéal pour des serviettes de toilette, le premier usage d’une création officiellement baptisée Gaufrex en 1947 et cédée au Tissage de Rambervillers cinq ans plus tard.

C’est cette entreprise lorraine qui, dans les années 1960, fait du nouveau tissu un torchon (...)

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