Gaz hilarant : intoxications en hausse, l’ANSM rappelle les risques et la marche à suivre

L’utilisation de protoxyde d’azote, aussi appelé proto ou gaz hilarant, augmente dangereusement en France. Le nombre de cas graves d’abus ou de dépendance déclarés aux centres d’addictovigilance a été multiplié par 3 entre 2020 (82 cas) et 2021 (265 cas), déplore ainsi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Dans un communiqué (source 1), l’Agence rappelle que ces intoxications, “dues à un usage détourné à visée récréative du protoxyde d’azote culinaire, peuvent avoir des conséquences neurologiques graves, durables et conduire à une hospitalisation, en particulier chez les consommateurs réguliers”.

La moyenne d’âge des consommateurs est de 22 ans

En 2021, près de la moitié des signalements aux centres d’addictovigilance, pour lesquels cette information est disponible, mentionnent une consommation quotidienne (34 % en 2020), indique encore l’Agence de santé, qui précise que la moyenne d’âge des consommateurs est de 22 ans.

En outre, malgré l’interdiction de vente de cartouches et bonbonnes de protoxyde d’azote aux mineurs depuis juin 2021, la proportion de mineurs parmi les cas rapportés en 2021 reste importante : 11,2 % pour les cas déclarés aux centres d’addictovigilance et 16,6% pour les cas déclarés aux centres antipoison.

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