« Gestes déplacés » : une enquête ouverte après les aveux de l'ex-archevêque de Strasbourg

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L’ancien archevêque de Strasbourg a reconnu mercredi avoir eu « des gestes déplacés » envers « une jeune femme majeure » dans les années 1980. Une enquête pénale a été ouverte.

« À la fin des années 1980, alors que j’étais religieux franciscain, j’ai eu des gestes déplacés envers une jeune femme majeure, comportement que je regrette profondément », écrit Mgr Jean-Pierre Grallet, dans un communiqué diffusé par la Conférence des évêques de France (CEF). « Je me suis égaré et j’ai blessé une personne. Le pardon que je lui ai demandé, je l’exprime aussi à tous ses proches, ainsi qu’à tous ceux qui, aujourd’hui, seront meurtris, sous le choc de cette révélation », poursuit l’ancien archevêque (2007-2017) de Strasbourg, aujourd’hui âgé de 81 ans.

« Je souhaite, par cette déclaration publique, contribuer à la démarche de vérité et assumer ma responsabilité », indique encore l’archevêque émérite, qui vit retiré au sanctuaire de Notre-Dame de Bonne-Fontaine, en Moselle. Cet aveu intervient une semaine après la conférence de presse de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF, qui avait plongé les Catholiques dans la stupeur en révélant que onze anciens évêques avaient eu affaire à la justice civile ou à la justice de l’Église pour violences sexuelles ou « non dénonciation ».

Dans le communiqué diffusé mercredi, le prélat précise que Mgr Grallet « est l’un des trois évêques hors fonctions » mentionnés alors « comme faisant l’objet d’enquêtes » pénale et canonique.

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