Ghada Hatem, gynécologue, dénonce l’interdiction des certificats de virginité

Lydia Menez
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Jugée « contre-productive » par de nombreux professionnels de la santé, cette interdiction, votée dans le cadre de la loi des « séparatismes », est dénoncée par la fondatrice de la Maison des femmes.

La loi « séparatisme » n’en finit plus de faire polémique. Lundi, les députés ont approuvé l’interdiction des certificats de virginité. « On ne peut tolérer qu’on demande ces certificats à des jeunes filles ou à des femmes et nous y mettrons fin », avait déclaré début octobre Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. Délivré par un médecin ou une sage-femme, ce papier assure que la patiente examinée est vierge. Cette demande peut venir de la jeune femme, contrainte par son futur mari, ou encore de la famille de la future épouse, en général dans les communautés religieuses très pratiquantes.  

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« On ferme les portes à des filles qui n’ont pas de ressource » 

Cette interdiction, adoptée à la quasi-unanimité, scandalise de nombreux médecins. C’est le cas de Ghada Hatem, gynécologue et fondatrice de la Maison des femmes. « Ce n’est pas une loi intelligente, je dirai même qu’elle est contre-productive », s’agace-t-elle.  

Selon le Dr Hatem, cette loi irait à l’encontre du but initial et punirait soignants et jeunes femmes. « On ferme les portes à des filles qui n’ont pas de ressource. Il faudrait mieux qu’elles puissent voir un médecin », argue-t-elle. La gynécologue, qui délivre des certificats, assure que ces consultations sont toujours l’occasion d’instaurer un dialogue, d’aborder des sujets tabous et de faire de la...

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