Gibert Jeune, la fin d’une ère ?

Sarah Lévy
·1 min de lecture

En mars prochain, la célèbre librairie du quartier latin pourrait mettre la clef sous la porte, plus de quatre-vingt-dix ans après sa création...

Une page se tournera-t-elle fin mars 2021 ? Près d’un siècle après sa création, Gibert Jeune pourrait être placé en cessation d’activité très bientôt. En grande difficulté depuis des années, l’enseigne spécialisée dans la vente de livres d’occasion n’a pas su anticiper le bouleversement provoqué par internet. À l’heure où deux livres d’occasion sur trois se vendent sur le web, la librairie aux célèbres stores jaunes de la place Saint-Michel peine à rivaliser avec Amazon, Rakuten-Priceminister et autres géants du web. Mais ce n’est pas tout. « On ne peut pas tout mettre sur le dos du numérique » confie Rémy Frey, délégué CGT et employé chez Gibert Jeune depuis douze ans. « Le quartier de Saint-Michel a énormément changé, les bâtiments universitaires autour de la librairie ne sont plus que des centres administratifs ou n’accueillent que des doctorants. Et puis, au fur et à mesure des années, l’entreprise a énormément investi dans la pierre. Quand les affaires ont ralenti, Bruno Gibert a cédé l’immeuble du 5, place Saint Michel à un mystérieux acquéreur, qui a imposé des loyers à la hauteur des prix du marché. Des sommes compliquées à débloquer pour une structure en difficulté ». Pourtant, des années durant, le business s’est montré florissant.

 

 Une période faste grâce à Jules Ferry 

En 1886, quand Joseph Gibert, jeune professeur de lettres classiques au collège Saint-Michel, à Saint-Étienne...

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