Giorgia Meloni rallumera-t-elle la flamme fasciste en Italie ?

©Alessandro Serrano'/AGF/Sipa

Favorite des élections législatives, la candidate d'extrême droite Giorgia Meloni pourrait dès le 25 septembre, diriger l'Italie.

Une absolutrice de Mussolini bientôt à la tête de l’Italie ?  Si l'on en croit les derniers sondages, Giorgia Meloni, présidente du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia (« Frères d'Italie », FdI), pourrait gouverner le pays à l'issue des élections législatives du 25 septembre en devenant présidente du Conseil des ministres. Première femme à occuper, du haut de ses 45 ans, cette fonction dans la péninsule. Et surtout première à se revendiquer, tout en le ripolinant, d'un héritage qu'elle n'a jamais vraiment rejeté, celui du sinistre Duce, le fondateur du fascisme, qui imposa sa dictature de 1925 à 1945.

Rallumer la flamme du fascisme ?

Sans complexes, Giorgia Meloni a donné pour emblème à son parti (passé en quelques années de 4 à 26 % d'intentions de vote) la flamme vert-blanc-rouge, dont se prévalent encore aujourd'hui les nostalgiques des années noires (un logo qu'avait aussi adopté Jean-Marie Le Pen pour le Front national). Cette ex-journaliste jure qu'elle n'attentera pas à la République mais elle trouve aussi que « Mussolini a accompli beaucoup de bonnes choses » (tout en mentionnant ce qu'elle appelle ses « erreurs » : les lois antijuives). Elle a pour devise « Dieu, famille, patrie », conspue le mariage homosexuel, compare les couples LGBT souhaitant adopter à des « ogres qui volent des enfants pour les manger », désapprouve l'avortement,...

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