Glaucome : ces nouveaux traitements qui améliorent la qualité de vie des patients

Le glaucome se caractérise par une dégénérescence progressive du nerf optique qui peut conduire à la perte de la vision. Il est le plus souvent causé par une augmentation de la pression oculaire. Cette maladie qui touche entre 1 et 1,2 millions de personnes en France apparaît généralement après 40 ans. "Il faut imaginer l’œil comme un ballon rempli de liquide", décrypte le Pr Antoine Labbé, professeur d’ophtalmologie à l’hôpital national des Quinze-Vingts et secrétaire général de la Société Française du Glaucome. "Lorsque la quantité de liquide produite est supérieure à celle qui s’évacue de l’œil, la pression monte, ce qui abîme le nerf optique. L’élimination se fait mal parce que le filtre est encombré ou fonctionne moins bien avec l’âge". A ces débuts, la maladie ne s’accompagne d’aucun symptôme. "Quand on remarque des atteintes du champ visuel, on a déjà perdu entre 30 et 40% de son nerf optique", alerte le Pr Antoine Labbé. "C’est pourquoi le dépistage est important, car on ne peut pas récupérer ce qui est perdu." Les traitements permettent de freiner son évolution.

Le traitement principal repose sur l’utilisation de collyres, des gouttes dans les yeux pour faire baisser la pression. Leurs formulations se sont améliorées, afin d’être mieux tolérées et plus efficaces. Grâce à des associations de molécules, le nombre d’instillations diminue. Sont apparus également des collyres sans conservateur, mieux supportés sur la durée. "Dans les années à venir, on attend aussi l’implantation (...)

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